Pierre Colin interprète « La plus que vive » de Christian Bobin

Maison des jeunes et de la culture en Gascogne Toulousaine

La MJC La Maisoun a accueilli Pierre Colin en résidence du 20 au 22 juillet.

Tout a commencé il y a plus de 15 ans quand Pierre a découvert « La plus que vive » de Christian Bobin, écrivain, poète et philosophe né au Creusot et enterré à Marciac. Dès lors, Pierre a eu l’envie d’interpréter cet ouvrage qui parle de sa femme décédée, de son amour avec et pour elle, de sa manière d’appréhender la mort, le tout englobé dans une réflexion sur notre société.

« La plus que vive » est une lettre d’amour posthume de 111 pages, adressée à Ghislaine, sa compagne, son grand Amour, sa Muse, son amante,  disparue brutalement un an plus tôt. Dans ce vibrant et somptueux hymne à l’Amour et à la Vie, l’auteur poète sublime le souvenir de cette femme, transformant en une invincible joie ce que d’aucuns porteraient comme un sombre désespoir.

Pierre Colin a déjà lu ce texte avec Sylvie Bénito et Catherine Vanthournout, mais sa résidence à la Maisoun lui a permis de sublimer ce monologue théâtrale avec la complicité de Jean Pierre Lafitte, musicien. La voix de Pierre et les flute, percussions, guitare et xylophone en bois se répondent pour décupler les émotions qu’inspirent ce texte de Christian Bobin.

Gisèle Icart, costumière de formation, s’est attelé à l’habillage de l’espace scénique. Les décors sont fait de grandes bobines de fils sur lesquels sont lisibles des textes de sa propre création. L’ensemble donne une impression onirique.

Ainsi cette création artistique est le fruit de la concertation et de l’assemblage des talents de Pierre Colin, Catherine Vanthournout, Sylvie Bénito et Jean-Pierre Lafitte.